28.05.2026

L'éclairage urbain, un élément clé de la re:public space

La lumière entre fonctionnalité, qualité de vie et écologie
Peu de découvertes ont autant marqué notre vie que la lumière. D’abord sous forme de feu, puis de lampes à gaz, jusqu’aux éclairages LED modernes d’aujourd’hui, la lumière nous facilite la vie indépendamment du soleil et nous permet de vivre l’obscurité en toute sécurité. Mais l’invention de la lumière artificielle n’a pas seulement eu un impact considérable sur nous, les humains, mais aussi sur l’équilibre écologique.
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Préserver la noirceur du ciel nocturne, tel est l’objectif de la technologie DarkSky de BEGA.
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BEGA

À la tombée de la nuit, un éclairage bien pensé rend la ville visible et vivante. Les chemins se dessinent, les places se transforment en lieux de rencontre, les parcs deviennent des espaces de détente. En bref : grâce à l’éclairage, les espaces publics restent accessibles même après la tombée de la nuit. Dans le même temps, l’utilisation de l’éclairage artificiel se situe à la croisée des chemins entre les besoins humains en matière de sécurité et de voies praticables, d’une part, et notre responsabilité écologique envers la nature et les animaux, et donc la préservation de l’obscurité naturelle, d’autre part. Pour opérer un tournant en faveur des espaces libres et ainsi aménager les espaces urbains au service à la fois des hommes et de la nature, il faut trouver un équilibre entre ces différentes dimensions.

De l’éclairage pour tous – mais de manière réfléchie

Le rôle de l’éclairage urbain est d’assurer la sécurité et l’orientation des personnes. Les rues doivent être éclairées de manière à ce que les usagers puissent distinguer leur chemin, les obstacles et les autres personnes, tout en conservant un sentiment de sécurité personnelle. Lors de la conception de l’éclairage, il faut tenir compte des besoins des différents usagers : automobilistes et motocyclistes, piétons, cyclistes, personnes âgées, familles avec enfants et personnes à mobilité réduite. Bien que tous ces groupes empruntent les mêmes rues, leurs besoins sont différents.

Mais il n’y a pas que les chemins et les rues qui ont besoin d’un éclairage adéquat. La lumière met en valeur et structure l’architecture. Elle souligne les particularités infrastructurelles (détails architecturaux, places aménagées et art public). La lumière renforce l’attrait des lieux de rencontre et permet de les utiliser même dans l’obscurité. C’est là que se joue l’atmosphère propre à chaque lieu. En architecture aussi, la lumière peut structurer, mettre en valeur les bâtiments, les fontaines et l’art public, et rendre les espaces de vie attrayants et utilisables même dans l’obscurité. C’est finalement à ces niveaux que se joue l’atmosphère propre à un lieu.

Les solutions d’éclairage ont également une incidence sur les animaux nocturnes, principalement les insectes. Ceux-ci s’orientent principalement grâce à la lumière de la lune. Au fil des siècles, cette orientation est devenue plus difficile. La solution réside dans une utilisation ciblée et respectueuse de l’environnement des solutions d’éclairage. Un éclairage extérieur responsable tient compte des besoins des êtres humains, de la flore et de la faune. Pour cela, l’éclairage doit être planifié et utilisé de manière ciblée : la lumière ne doit être utilisée que là où elle est nécessaire. Dans la mesure du possible, il faut laisser ou rendre à la nuit son ciel nocturne sombre.

Les nœuds de circulation importants, tels qu’une gare routière, doivent être éclairés de manière à ce que tous les usagers de la route soient visibles et puissent s’orienter.
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Les insectes sont attirés par les lumières froides, tandis que les lumières ambrées, plus chaudes, offrent un éclairage sûr pour les humains et contribuent à la protection de la nature.
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BEGA

Un facteur déterminant : la température de couleur de la lumière

Une utilisation ciblée de l’éclairage implique le placement des luminaires, l’orientation de la lumière, le nombre de points lumineux, la puissance lumineuse ainsi que la température de couleur de la lumière. Cette dernière a une grande influence sur la perception de l’éclairage par la faune. Les animaux, en particulier les insectes, sont très sensibles à la lumière à ondes courtes riche en lumière bleue : ils en sont littéralement attirés. C’est pourquoi, surtout la nuit, il est recommandé d’utiliser une couleur de lumière chaude avec une température de couleur faible, d’environ 3 000 kelvins ou moins. Ces températures de couleur inférieures à 3 000 kelvins offrent une lumière chaude avec une proportion de lumière bleue encore nettement réduite, ce qui est bénéfique pour les animaux nocturnes – tout en garantissant un bon éclairage pour les humains.

Des teintes ambrées encore plus chaudes, d’environ 1 800 kelvins, peuvent apporter des avantages écologiques supplémentaires, car elles réduisent encore davantage la composante bleue et sont ainsi moins perceptibles par de nombreux insectes nocturnes. Des fabricants de luminaires tels que BEGA se sont penchés sur cette question et ont perfectionné leurs luminaires de manière à ce qu’ils offrent également une valeur ajoutée écologique. C’est exactement ce que permet la technologie BEGA BugSaver® : les luminaires peuvent basculer entre une lumière standard chaude de 3 000 kelvins et une teinte ambrée d’environ 1 800 kelvins – en fonction des besoins, des saisons et de manière automatisée via des systèmes de commande intelligents tels que BEGA Connect. Ainsi, l’éclairage peut être réglé sur une lumière chaude pendant les heures de la soirée encore animées et passer à une lumière ambrée avec une proportion de lumière bleue encore plus réduite pendant les heures calmes de la nuit.

Pistes pour un éclairage responsable

Un éclairage extérieur responsable repose sur le principe consistant à orienter et à doser la lumière de manière systématique. La lumière ne doit éclairer que l’espace auquel elle est destinée – les allées, les places, les entrées, les espaces de détente ou le bâtiment – et non la nature environnante ni le ciel. Sur le plan technique, cela est possible grâce à des luminaires qui orientent la lumière avec précision et émettent peu de lumière diffuse. Les luminaires « Dark Sky » appliquent ce principe de manière rigoureuse : ils dirigent leur lumière de manière très efficace vers la surface à éclairer et n’émettent que moins de 1 % de leur flux lumineux vers la moitié supérieure de l’espace. Cela garantit un éclairage efficace de la zone souhaitée sans illuminer le ciel nocturne, permettant ainsi aux animaux nocturnes de s’orienter.

La flexibilité de la commande est tout aussi importante : l’éclairage peut être réglé automatiquement, programmé ou activé par des détecteurs de présence. Ainsi, la lumière ne reste pas allumée toute la nuit, mais n’est utilisée que lorsque et là où elle est réellement nécessaire. Cette combinaison entre orientation de la lumière, choix des couleurs et commande intelligente permet de garantir la sécurité des personnes et une expérience utilisateur optimale, tout en réduisant l’impact environnemental.

Les insectes sont attirés par les lumières froides, tandis que les lumières ambrées, plus chaudes, offrent un éclairage sûr pour les humains et contribuent à la protection de la nature.
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Depuis les Presidio Tunnel Tops à San Francisco, on a une vue imprenable sur la baie et l’emblème de la ville : le Golden Gate Bridge.
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Bill Abbott | flickr | CC BY 4.0

Deux exemples – L’éclairage dans le paysage urbain

Presidio Tunnel Tops, San Francisco

Une vue imprenable sur l’eau et le Golden Gate Bridge illuminé : c’est ce panorama sans doute unique qu’offrent les Presidio Tunnel Tops, un parc de 14 hectares situé dans le Presidio, un parc national de San Francisco. Sur plusieurs niveaux, les visiteurs trouveront des aires de barbecue et de pique-nique, des aires de jeux pour les enfants et des bancs, le tout relié par de nombreux sentiers.

Lors de la transformation du site en parc public, les concepteurs lumière du cabinet HLB Lighting ont délibérément opté pour un aménagement lumineux qui protège la faune et la flore locales tout en offrant une orientation suffisante. Le principe directeur : une hiérarchie de la lumière. Dans la partie supérieure du parc, des luminaires à capot BEGA équipés de lentilles en verre dépoli assurent un éclairage agréable et sans éblouissement des allées et des espaces de détente. Plus bas dans le parc, ce sont les bornes lumineuses BEGA qui assument cette tâche – notamment le long du Cliff Walk, avec ses vues sur le Golden Gate Bridge, Angel Island et Alcatraz, ainsi que le long du Bluff Walk qui descend vers l’aire de jeux. Grâce à leur faible hauteur, le faisceau lumineux reste proche du sol et peut être orienté avec précision.

L’éclairage est complété par des luminaires installés sur les rampes d’escalier, un éclairage d’accentuation sous les bancs sculpturaux ainsi que des appliques encastrées aux points de vue et sur les Presidio Steps. Des commandes de couvre-feu atténuent l’éclairage de l’aire de jeux à l’heure de fermeture, limitant ainsi la diffusion de la lumière dans la zone humide adjacente. Le résultat n’est pas un parc éclairé de manière uniforme, mais un espace nuancé où la lumière joue un rôle à la fois atmosphérique et fonctionnel – sans nuire inutilement à l’écosystème environnant.

Centre d’accueil des visiteurs de Ford House, Michigan

Le Ford House Visitor Center, dans le Michigan, est niché au cœur d’un parc et de jardins historiques. On y voit particulièrement bien à quel point la lumière peut interagir avec délicatesse avec l’architecture et la nature. Le centre d’accueil fait partie d’un ensemble composé de bâtiments historiques, de jardins et de sentiers. L’éclairage facilite l’orientation et met en valeur les détails architecturaux sans dominer l’environnement.

Les bornes lumineuses balisent les allées grâce à des faisceaux lumineux directionnels, tandis que les façades sont mises en valeur par une lumière chaude et discrète. Les sources lumineuses sont orientées de manière à ne pas éblouir et à ne pas éclairer inutilement le paysage. Au lieu d’un éclairage uniforme, on obtient un paysage lumineux nuancé qui respecte le caractère du lieu.

C’est notamment dans le contexte des sites historiques que l’importance de la retenue apparaît clairement. La lumière ne doit pas ici servir à mettre en scène de manière excessive, mais doit se mettre au service du lieu. Ce projet montre de manière exemplaire qu’un éclairage extérieur responsable n’est pas incompatible avec l’atmosphère des lieux. Au contraire : c’est précisément la limitation ciblée de la lumière qui crée de la profondeur, des contrastes et une lisibilité spatiale.

Créer un éclairage d’ambiance tout en protégeant la faune et la flore, tel était l’objectif visé pour l’éclairage du Ford Visitor Center, dans le Michigan.
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La lumière au service de la ville et de la nature

Ces exemples le montrent clairement : l’éclairage urbain n’est pas nécessairement en contradiction avec la responsabilité écologique. Au contraire, il peut allier sécurité, qualité de vie et conscience environnementale. Ce qui est déterminant, c’est la conception réfléchie de la lumière – sa couleur, son orientation et son pilotage – dans le contexte du paysage et de l’écologie environnants.

Un éclairage urbain responsable n’est pas un renoncement, mais un aménagement réfléchi. Il crée des espaces vivants, sûrs et propices à la découverte la nuit, tout en préservant les habitats et les processus naturels. La lumière ne devient ainsi pas un facteur perturbateur, mais une composante à part entière d’une ville qui fonctionne aussi bien pour l’homme que pour la nature – et c’est précisément là l’essence même du re:public space.

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